J’interroge Mme la ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur l’application des engagements pris par l’État en faveur de l’enseignement agricole et sur les mesures envisagées pour le renouvellement des générations en agriculture
La loi, promulguée le 24 mars 2025, nous promettait une augmentation de 30 % du nombre d’apprenants, d’enseignants, la création d’un bachelor agro ( visant à augmenter le niveau de diplôme moyen des nouveaux actifs de l’agriculture et de l’agroalimentaire), ou encore le développement de l’emploi des femmes dans le milieu, pour plus de parité dans les métiers agricoles…
Ces promesses ont du plomb dans l’aile :
En Pays de la Loire, les heures de formation on été divisées par deux, (voire par trois !), les conditions de formation restent inadaptées, et les CFPPA (Centre de formation Professionnelle et de Promotion Agricole) menacent d’un licenciement de masse… voilà donc le résultat concret de la « priorité » gouvernementale !
L’article L. 800-1 du Code rural, qui définit les principes de base de l’enseignement agricole et qui est fondamental, surtout en ce moment pour s’adapter aux transitions écologiques, pose les principes fondamentaux de l’enseignement agricole, à savoir une acquisition et une diffusion des connaissances, une réponse aux enjeux économiques, sociaux, environnementaux, ainsi qu’une adaptation aux transitions climatiques et agroécologiques.
La LOA ( loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture) a été votée et cet article y est intégré pour autant, les moyens ne suivent pas : réduire fortement les capacités de formation agricole, c’est diminuer la diffusion des compétences, fragiliser les dispositifs de montée en compétence et réduire la capacité d’accompagner des transitions agricoles.
J’ai donc interrogé le Ministre sur les mesures concrètes que le Gouvernement entend prendre pour que s’applique pleinement en région la loi LOA sur la souveraineté alimentaire, pour assurer le renouvellement des générations dans le secteur agricole et pour renforcer, en conséquence, la qualité et les dotations horaires de l’enseignement agricole.
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