J’ ai interpellé la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature sur l’absence de réglementation encadrant l’utilisation, la vente et la fabrication des pièges à colle destinés à la capture des rongeurs. Ces dispositifs sont extrêmement douloureux et touchent aussi des espèces protégés.
Le Gouvernement répond qu’effectivement, le caractère non sélectif des pièges à colle a été pointé dans le cadre de la chasse à la glu pour les grives ou les merles. Il a donc annulé les arrêtés-cadre concernant la chasse à la glu le 17 juillet 2023. Mais les pièges ciblant les nuisibles n’étant pas concernés par cette décision.
Il justifie néanmoins le manque de réglementation concernant les pièges à colle en expliquant que les impacts sur les espèces protégées manquent de légitimité scientifique. Cependant, de nombreuses espèces sauvages peuvent être victimes de ces pièges de manière accidentelle : oiseaux, petits mammifères ou encore espèces protégées. Par exemple, des rouges-gorges, des hérissons ou des chauves-souris peuvent se retrouver piégés, alors même qu’ils jouent un rôle important dans les écosystèmes.
Le Gouvernement doit prendre ses responsabilités sur la souffrance animale, et interdire ces dispositifs ignobles. Son manque de volonté politique concernant la lutte contre la maltraitance animale n’est plus à démontrer, et s’inscrit dans une logique d’inaction environnementale.
Je télécharge la question écrite et la réponse du gouvernement.
