Intervention policière à l’université de Nantes : notre communiqué

LA FRANCE INSOUMISE DE LOIRE-ATLANTIQUE DÉNONCE LES DÉRIVES AUTORITAIRES À L’ŒUVRE À L’UNIVERSITÉ DE NANTES 

Déclaration du ministre démissionnaire chargé de l’enseignement supérieur, Philippe Baptiste : « Aujourd’hui, à l’université de Nantes, une poignée d’individus a occupé et saccagé le campus du Tertre. Il est inacceptable que les étudiants, les chercheurs, les enseignants-chercheurs et l’ensemble des personnels soient ainsi pris en otage par une  minorité violente qui ignore tout des valeurs de dialogue, de respect et de libertés académiques qui sont le fondement même de nos universités.»

Si l’on ne connaissait pas la brutalité de ce gouvernement, on pourrait penser que ce que le ministre démissionnaire qualifie de minorité violente n’est autre que la présidente de l’université et la police dépêchée par le préfet.

C’est la présidence de l’université d’abord qui terrorise étudiant·es et personnels. Ce mardi, alors qu’un groupe d’étudiant·es se réunissait en Assemblée Générale, la présidente de l’Université, cédant aux demandes du syndicat d’extrême-droite UNI, a fait mobiliser pas moins de 10 cars de CRS, la “violence” et le “saccage” incriminés se résumant à quelques jets de papier et tags. Les premières victimes ont été les étudiant·es évacué·es sans explication du campus.

Cette enfreinte aux valeurs de dialogue, de respect et de libertés académiques n’est pas isolée. Ce tout-répressif s’inscrit dans un contexte plus large de dérive autoritaire de la présidence qui entend modifier le règlement intérieur dans le but de museler la liberté d’expression. La nouvelle mouture du texte menace ainsi de poursuites disciplinaires et/ou pénales, tout usage « abusif » de la liberté d’expression, tandis que la distribution de tracts se voit drastiquement encadrée. 

La France Insoumise de Loire-Atlantique apporte son soutien aux étudiant·es et personnels, victimes de cet autoritarisme délétère et sera à leurs côtés lors de leur mobilisation ce jeudi.

LA FRANCE INSOUMISE DE LOIRE-ATLANTIQUE, SÉGOLÈNE AMIOT ET ANDY KERBRAT, DEPUTÉ•ES DE LOIRE-ATLANTIQUE 

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