La protection de l’enfance doit-être une priorité !

Face aux défaillances flagrantes de l’état et des institutions que les questions d’aide sociale à l’enfance, d’insertion et de sans-abrisme des enfants, il était urgent d’enquêter pour identifier les failles et les angles morts en matière de protection de l’enfance et de mettre les responsables face à leurs actes.

À l’heure où près de 400 mineurs étrangers non accompagnés ont été chassés de la Gaîté Lyrique sans proposition de relogement adéquat, à l’heure où la FRance compte plus de 3000 enfants sans abris et ou des milliers d’enfants censés être prise en charge par l’aide sociale à l’enfance sont hébergés en hôtel, il était urgent d’enquêter pour identifier les failles et les angles morts en matière de protection de l’enfance et de mettre les responsables face à leurs actes.

C’est pour cette raison qu’une Commission d’enquête sur la Commission d’enquête sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance a été ouverte et j’y ai siégé comme commissaire.

À l’issue de cette commission et d’ainsi une dizaine d’auditions allant d’anciens ministres tel que Sarah Elhairy à des représentants d’associations, à la défenseuse des droits, un rapport a été rédigé.
Avec le groupe, nous y avons ajouté une contribution.

Bon nombre de constats édifiants ressortent de ces auditions. Les associations nous ont alertés sur :
le sous financement des structures d’accueil de l’enfance
la non application des décrets
la persistance du sans abrisme des enfants
l’hébergement persistant d’enfants dans des hôtels
le manque de suivi des jeunes issus de l’ASE dans la suite de leur vie professionnelle
les inégalités de traitements de départements en départements

Les responsables restent les mêmes : l’État, le gouvernement et son budget austéritaire, les ministres chargés de l’enfance les uns à la suite qui ont délaissé ces questions, et n’ont pas pris le temps d’appliquer des décrets qu’ils avaient pris.

Certains enfants sont encore plus victimes de ces défaillances : les mineurs étrangers et enfants en situations d’handicap. Avec la France insoumise nous avons d’ailleurs mis l’accent dessus dans notre contribution, puisque souvent marginalisés et même stigmatisés.
Qu’il était horrible de voir des élus de droite stigmatiser des mineurs isolés, parce qu’ils sont étrangers.

La défenseuse des droits l’a d’ailleurs répété : “un enfant étranger est d’abord un enfant” !

TOUS les enfants sans distinction doivent être protégés. Il s’agit d’un devoir de l’État. Les pupilles de l’État doivent être pris en charge et ceux, même après leur majorité.
Ce n’est visiblement pas la priorité de nos dirigeants.

Ce rapport complété de notre contribution n’est qu’une première étape dans le combat de la protection de l’enfance !

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