J’ai interpellé la ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les discriminations sur la situation financière critique des Centres de Prise en Charge des Auteurs de violences conjugales (CPCA) et sur les mesures envisagées pour pérenniser ces financements.
La mise en place de ces centres en 2020 était une véritable avancée dans la lutte contre les violences conjugales. Les CPCA prennent en compte tous les facteurs sociaux et pathologiques du phénomène de ces violences, et joue également un rôle essentiel dans la cohésion sociale. Cependant, malgré un budget annuel d’environ 5,8 millions d’euros en 2024, les moyens demeurent insuffisants au regard de l’augmentation continue des hommes orientés vers ces structures.
L’annonce récente d’une réduction de 1,2 millions d’euros sur le budget global va accentuer la tension budgétaire à laquelle fait face le dispositif. Les macronistes, malgré les grandes annonces, méprisent la lutte contre les violences faites aux femmes. La répartition interministérielle du budget des CPCA le montre bien. En effet, ce budget est entièrement pris en charge par le ministère de l’Égalité entre les femmes et les hommes et des lutte contre les discriminations, alors même que plus de 80 % des personnes accueillies dans les CPCA y sont orientées dans le cadre d’une décision de justice.
Par ailleurs, il existe de nombreux dysfonctionnements au sein de ces centres. Les trente centres nationaux bénéficient d’une enveloppe financière identique, générant des disparités criantes, puisque les besoins changent en fonction des zones. Concernant les territoires ultramarins, l’insularité, les spécificités culturelles et les distances géographiques importantes sont complètement ignorées. De plus, les financements actuels ne permettent pas de proposer des conditions d’emploi attractives et stables aux professionnels.
Il faut assurer un financement suffisant et durable aux CPCA et pour garantir aux professionnels du dispositif des conditions de travail stables et attractives !
Encore une fois, la réponse du gouvernement n’est que satisfecit et renvoie à un groupe de travail interministériel chargé de revoir leur cadre d’intervention, notamment en matière de gouvernance et de financement.
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