Je lance mon Tour des Fiertés 2026

On le voit dans nos fils d’actualité sur les réseaux sociaux, dans les médias, dans l’espace public : les discours de haine contre les personnes LGBTI explosent malgré les avancées de ces dernières décennies. C’est aujourd’hui un projet politique structuré, porté par des droites réactionnaires et l’extrême droite partout dans le monde. Les conséquences sont déjà là : violences, intimidations, discriminations, reculs démocratiques…

Et la France n’est pas épargnée, 186 agressions physiques à caractère LGBTphobe ont été recensées en 2025. Derrière ces chiffres, il y a des vies brisées, des traumatismes, des personnes qui ont peur de marcher dans la rue, de tenir la main de quelqu’un qu’elles aiment, ou simplement d’exister publiquement. Ces violences là ne tombent pas du ciel, elles prospèrent dans un climat où les discours de haine sont banalisés sur les plateaux télévisés, relayés par des responsables politiques et normalisés dans les médias détenus par les grandes fortunes réactionnaires. Et à côté de ça, les plans gouvernementaux de lutte contre la lgbtphobie sont insuffisants. Les associations, déjà épuisées et sous-financées, sont laissées seules face à l’ampleur des violences. Le gouvernement Macron s’est contenté de pinkwashing tout en permettant la recrudescence de la haine.

Ces mêmes responsables voudraient nous faire croire qu’il faudrait choisir entre les luttes sociales et les luttes antiracistes, entre les droits LGBTI et la justice sociale, entre l’antifascisme et les combats féministes. Nous refusons ce piège. Parce qu’il n’existe pas de hiérarchie des oppressions. Les attaques contre les personnes trans sont liées aux attaques contre les personnes migrantes. Les violences racistes nourrissent les violences LGBTphobes. Les politiques autoritaires s’attaquent toujours d’abord aux plus vulnérables avant de remettre en cause l’ensemble des droits sociaux et démocratiques. Voilà pourquoi notre réponse doit être une réponse de convergence des luttes.

Face à cette offensive réactionnaire, nous ne nous contenterons pas de commenter la situation. Nous allons agir et être vus. D’abord dans la rue. Comme l’an dernier, j’ai décidé d’initier un Tour des Fiertés afin d’aller à la rencontre des associations, des militant.es et des collectifs qui tiennent le front partout sur le territoire. 

Nous serons présents non seulement dans les Marches des fiertés de nos circonscriptions, mais aussi là où le soutien politique est indispensable. Aussi, la montée de l’homonationalisme plus qu’inquiétante, nous oblige à avoir une vigilance accrue dans les communes gagnées par l’extrême droite lors des dernières élections municipales. Il nous semble également pertinent de visibiliser les Marches en zone rurale ainsi que dans les quartiers populaires. Durant ce Tour des Fiertés, j’irai à la rencontre des associations organisatrices et des militants locaux. Nous essayerons d’organiser un cortège insoumis dans chacune de ses villes. 

Je serai présente :

  • le 23 mai à Saulnières
  • le 24 mai à Mouais
  • le 30 mai à Bordeaux
  • le 6 juin à Douai
  • le 13 juin à Nantes
  • le 27 juin à Carcassonne
  • le 4 juillet à Quimper
  • le 11 juillet à Nice
  • et le 25 juillet à la Pride rurale de Chenevelles.

Dans chacune de ces villes, nous irons à la rencontre des associations locales et nous travaillerons à organiser des cortèges insoumis visibles, populaires et combatifs.

A un an de l’élection présidentielle, ce mois des fiertés se doit d’être plus politique que jamais. La lutte convergence des luttes est nécessaire et le combat contre les LGBTIphobie doit s’accompagner d’une lutte contre le racisme, contre le validisme et contre la misogynie. Nous devons défendre les marches des fiertés et défendre le droit d’exister librement.

Et surtout, nous devons nous organiser. Parce que lorsque l’extrême droite s’attaque aux minorités aujourd’hui, elle prépare les reculs démocratiques de demain. Notre réponse doit être collective, populaire et antifasciste. Nous ne laisserons jamais l’extrême droite décider de qui a le droit d’exister.

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