Soutien aux éducateurs et éducatrices de rue de l’ADPS 44

Depuis maintenant plusieurs semaines, les éducateurs et éducatrices de rue de l’Agence Départementale de Prévention Spécialisée de Loire-Atlantique (ADPS 44) sont en lutte pour défendre leur métier, leurs conditions de travail et l’avenir de la prévention spécialisée dans notre département. Leur mobilisation est légitime, juste et indispensable.

Malgré plusieurs courriers adressés au Président du Conseil départemental, en octobre, novembre puis aujourd’hui, aucune avancée concrète n’a été obtenue. La situation est aujourd’hui totalement bloquée, laissant les salarié·es dans l’incertitude la plus totale.

Une prévention spécialisée menacée

Le Département affirme ne pas pouvoir décider seul. Pourtant, les éducateurs et éducatrices ont interpellé les communes concernées par leurs actions et de nombreux maires et élu·e·s locaux ont clairement exprimé leur soutien. Tous reconnaissent l’utilité sociale fondamentale du travail de prévention spécialisée, qui repose sur la continuité du lien, la confiance et la stabilité des équipes.

Dans ce contexte, l’absence de calendrier clair pour l’Assemblée générale exceptionnelle annoncée par la direction et le Département, censée ouvrir des négociations, est inacceptable. Elle met en danger à la fois les professionnel·les et les jeunes qu’ils et elles accompagnent au quotidien.

Des revendications justes

Je tiens à rappeler que les revendications portées par les éducateurs et éducatrices de rue de l’ADPS 44 sont pourtant justes et indispensables :

  • le retour à un statut associatif, garant de l’indépendance professionnelle et du respect des principes fondamentaux de la prévention spécialisée ;
  • la suspension immédiate d’une réforme injuste, qui remet en cause des congés spécifiques pourtant indispensables dans un métier éprouvant ;
  • une revalorisation salariale digne, alors que les rémunérations sont bien inférieures à celles de professionnel·le·s exerçant le même métier dans le département ;
  • le respect du droit syndical, incluant notamment l’obtention d’un local syndical et de moyens réels d’exercice du mandat syndical ;
  • une politique RH transparente,
  • des budgets suffisants pour maintenir des actions éducatives de qualité auprès des jeunes, dans un contexte de coupes budgétaires massives dans les moyens de la prévention spécialisée
  • un véritable plan de formation adapté aux réalités du terrain.

Après plus de quarante jours de grève, aucune réponse à la hauteur de l’engagement des équipes n’a été apportée. Cette situation ne peut plus durer.

Rester mobilisés et solidaires

Je le dis clairement : les éducateurs et éducatrices de rue sont des piliers essentiels de la prévention spécialisée. À l’heure du tout-répressif, ils et elles œuvrent pour le lien social, pour prévenir plutôt que punir. Ne pas les écouter, c’est mettre en difficulté les jeunes les plus précaires et fragiliser durablement notre territoire.

Plusieurs actions sont prévues dans les jours à venir pour faire entendre la voix des éducateurs et éducatrices de rue. J’appelle à rester mobilisé·es et à venir nombreuses et nombreux les soutenir.

Pour suivre les mobilisations et être informé·es des prochaines actions :
#collectiftravailsocialenlutte44
#unionlocalecgtsaintnazaire
#sudsantésociaux44

Vous pouvez également soutenir le mouvement en signant la pétition en ligne :
https://c.org/FpNJV5XfJV

Je continuerai, en tant que députée, à interpeller le Département et à soutenir sans relâche les professionnel·les de la prévention spécialisée, jusqu’à l’ouverture de véritables négociations et l’obtention d’avancées concrètes.

Retrouvez mon nouveau courrier au Président du Département.

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