Ce jeudi 6 novembre c’est, comme chaque année, la journée internationale contre la violence et le harcèlement en milieu scolaire, et le cyberharcèlement.
Une journée d’autant plus importante que, le mois dernier, deux enfants de 9 et 12 ans se sont donnés la mort à cause du harcèlement scolaire.
La santé mentale des jeunes ne va pas bien:
Entre 2019 et 2021, le nombre de tentatives de suicide à augmenté de 30% chez les 11-17 ans. Et malgré la prétention de l’état de faire de la Santé Mentale, en 2025, la grande cause du quinquennat, on peine à voir les mesures prises.
En effet, en 2023, en cette même journée internationale, les élèves du CE2 à la Terminale avaient répondu à une grande enquête. D’après les réponses, étaient touchés par le harcèlement:
- 5 % des écoliers du CE2 au CM2
- 6 % des collégiens
- 4 % des lycéens
Or ces chiffres sont grandement sous-estimés, les associations, elles, parlent d’un jeune sur 5 (sondage IFOP) qui subit moqueries, insultes, mises à l’écart, rumeurs et messages blessant en ligne. Ces brimades sont le reflet de notre société, elles concernent souvent le sexisme, l’homophobie, le racisme, la grossophobie, ou pointent de façon générale les différences. Il est important de s’attaquer à ces comportements dès leur apparition pour éviter qu’ils ne s’infusent chez ces adultes en devenir.
Concernant le cyberharcèlement:
Une famille sur quatre déclare y avoir déjà été confrontée (source Association française de pédiatrie ambulatoire 2025).
Les conséquences sur la santé mentale des victimes sont importantes: engendrant peur, anxiété, isolement et dépression, voire, suicide.
Cet été, un créateur de contenu suivi par plusieurs centaines de milliers de personnes, Mehdi, s’est donné la mort à cause entre autre du cyber-harcèlement qu’il subissait.
En France, en 2022, 20 % des jeunes interrogés déclarent avoir été victimes de moqueries répétées en ligne, et 17 % rapportaient avoir subi des insultes à caractère récurrent.
Les réseaux sociaux ont pris une place importante dans nos vies et la justice française est en retard pour le moment à traiter ces sujets: les gens sont démunis pour porter plainte, on a tendance à minimiser l’importance des comportements de cyberharcèlement. Certains procès récents montrent que les choses bougent mais il y a encore trop de gens qui considèrent le monde numérique comme un espace d’impunité.
La solution mise en avant par le gouvernement est un enième numéro vert : le 3018. Or, c’est loin d’être suffisant face à l’ampleur du problème. Il faut des solutions préventives et non curatives.

Il faut aborder ce sujet en société: en parler à nos enfants, aux adultes. Les encourager à ne pas rester seul·es si ça leur arrive et les assurer d’une oreille attentive. Nous devons nous emparer du sujet et tout faire pour que ces situations disparaissent.
