Préserver nos haies, protéger notre biodiversité

Le pacte en faveur de la haie est un outil indispensable pour lutter contre l’érosion des sols, protéger la biodiversité et renforcer la résilience des territoires ruraux face au changement climatique. Face aux menaces de coupes budgétaires, ils ont besoin de garanties sur le financement 2025 et de mesures durables pour préserver les espèces et soutenir une agriculture respectueuse de l’environnement.

J’interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire

Mme Ségolène Amiot attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la nécessité de garantir un budget cohérent avec les ambitions du pacte en faveur de la haie, dispositif central du plan de résilience écologique des territoires ruraux.

Les haies jouent un rôle crucial dans les écosystèmes agricoles et dans l’adaptation au changement climatique : elles luttent contre l’érosion des sols, constituent un coupe-vent naturel, retiennent l’eau, abritent une biodiversité précieuse et participent au stockage de carbone. Elles offrent ainsi un levier concret pour conjuguer agriculture durable, lutte contre les inondations et préservation des paysages. Les agriculteurs et collectivités qui s’y engagent en constatent déjà les bénéfices concrets.

Or des inquiétudes majeures émergent sur le terrain. Les acteurs engagés dans la mise en œuvre du pacte signalent un risque de coupe budgétaire liée aux 5 milliards d’euros d’économies supplémentaires annoncées par le Gouvernement. Cette éventuelle réduction contredirait les engagements votés par le Parlement, compromettrait l’objectif ambitieux de replanter ou restaurer plus de 50 000 km de haies d’ici 2030 et fragiliserait une dynamique qui a déjà permis de consommer l’intégralité de l’enveloppe initiale de 110 millions d’euros dès la première année.

Cette situation interroge d’autant plus que la disparition des haies, la généralisation de la monoculture intensive et l’usage massif de pesticides ont déjà provoqué des dommages considérables sur la biodiversité : déclin dramatique des insectes pollinisateurs, disparition des oiseaux des champs, altération des chaînes alimentaires. Alors que le Président de la République a réuni début avril 2025 un nouveau Conseil de planification écologique pour rappeler au Gouvernement l’importance de la lutte contre le réchauffement climatique et de la protection de la nature, l’inaction en matière de protection de la biodiversité qui menace désormais directement la pérennité de nombreuses espèces et à terme la sécurité alimentaire du pays, serait incompréhensible.

En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement entend confirmer, sans ambiguïté, le maintien de l’enveloppe de 45 millions d’euros pour 2025 au titre du pacte en faveur de la haie. Elle souhaite également savoir quelles mesures structurelles sont envisagées pour préserver durablement la biodiversité, éviter une extinction massive des espèces vivantes et garantir un modèle agricole résilient face aux défis climatiques et écologiques. 

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